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Le sphinx, la position levrette qui rapproche vraiment les corps

Par Olivier - Publié le - Mis à jour le
Kamasutra : position du sphinx

La position du sphinx doit son nom à la posture de la femme, qui rappelle celle prise par la lionne de la statue égyptienne. Variante de la levrette, elle est aussi excitante qu’animale. Les sensations sont intenses et le plaisir partagé. De quoi renouveler vos ébats sexuels !

Sommaire
Il y a des positions qu’on croit connaître par cœur. La levrette en fait partie. On la pratique, on l’aime, et pourtant on tourne souvent autour sans en explorer les variantes. Le sphinx en est une, plus tendre, plus enveloppante, presque secrète.Le principe est simple. La femme s’abaisse vers l’avant, presque à plat, et l’homme se penche sur elle pour l’envelopper. Là où la levrette classique met de la distance, le sphinx rapproche. On respire ensemble, on se murmure des choses, on ralentit.

Beaucoup de couples cherchent à renouveler leur intimité sans se lancer dans des acrobaties intimidantes. C’est exactement ce que le sphinx propose. Une posture accessible, sensuelle, qui joue sur la proximité plutôt que sur la performance. Dans ce guide, vous allez découvrir comment la réaliser, comment l’ajuster à votre morphologie, quelles erreurs éviter et comment en tirer un plaisir vraiment partagé.

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Le sphinx, une variante intime de la levrette

Radioscopie de la sexualité des Français, IFOP 2026

Pourquoi partir de la levrette a du sens

N°1

La levrette est la position la plus pratiquée en France

56%

des Françaises déclarent s’ennuyer au lit en 2026

Ennui féminin déclaré, évolution sur trente ans

Il y a 30 ans
36%
En 2026
56%

Le sphinx part d’un terrain connu et aimé pour aller vers plus d’intimité, une façon simple de casser la routine sans tout bouleverser.

Le sphinx tire son nom de la posture de la femme. Agenouillée, le buste incliné, elle évoque la silhouette de la lionne couchée des statues égyptiennes. L’image est belle, mais ce n’est pas qu’une affaire d’esthétique. Cette posture change tout dans la façon dont les deux corps se rencontrent.

Dans la levrette la plus répandue, celle à quatre pattes, l’homme reste redressé derrière sa partenaire. Le sphinx, lui, invite la femme à s’abaisser presque à plat ventre et l’homme à se coucher sur elle. Cette bascule rapproche les visages, permet les baisers dans la nuque, les mains qui se cherchent. On passe d’une posture frontale et dynamique à quelque chose de plus lové, plus tendre.

C’est ce qui la rend intéressante pour les couples qui aiment la pénétration par l’arrière mais trouvent parfois la levrette un peu impersonnelle. Ici, le corps de la femme épouse entièrement celui de l’homme. Cette surface de contact démultiplie les sensations sans exiger la moindre souplesse particulière. En contrepartie, la pénétration reste plutôt peu profonde, ce qui participe à sa douceur.

Pourquoi cette position séduit autant

La levrette reste la posture la plus pratiquée en France. D’après l’IFOP, dans sa radioscopie de la sexualité des Français menée en 2026 auprès de 2 210 personnes, elle domine encore largement le répertoire intime national. Le sphinx profite de cette familiarité : on part d’un terrain connu pour aller vers plus d’intimité.

Cette même enquête pointe un chiffre qui interpelle. La proportion de Françaises déclarant s’ennuyer au lit atteint 56% en 2026, contre 36% une trentaine d’années plus tôt. Explorer une variante comme le sphinx, c’est justement une façon simple de casser la routine sans bouleverser ses habitudes.

Comment faire la position du sphinx

La position en quatre temps

De l’installation à la pénétration, un enchaînement sans acrobatie

1

La femme s’installe presque à plat ventre, appuyée sur les avant-bras.

2

Elle écarte les genoux pour ouvrir l’accès et régler la profondeur.

3

L’homme se positionne derrière et vient couvrir son dos.

4

La pénétration se fait en douceur, lentement, le temps de trouver son rythme.

L’atout clé : les deux partenaires sont ancrés au sol. Pas d’équilibre précaire, toute l’énergie va au plaisir.

La mise en place est intuitive. Voici le déroulé, étape par étape.

1 La femme s’installe. Elle s’allonge presque à plat ventre sur une surface confortable, un lit ou un tapis moelleux, en s’appuyant sur ses avant-bras. Elle peut garder les deux jambes repliées ou en étendre une pour ajuster l’angle.
2 Elle écarte légèrement les genoux. Cet écartement ouvre l’accès et détermine la profondeur possible. Plus les jambes sont ouvertes, plus le bassin s’abaisse.
3 L’homme se positionne derrière. Agenouillé lui aussi, il se penche vers l’avant et vient couvrir le dos de sa partenaire. Son torse repose contre elle, ses bras encadrent son corps.
4 La pénétration se fait en douceur. L’angle est plutôt plongeant. On commence lentement, le temps que chacun trouve sa position stable et son rythme.

Le vrai atout de cette posture, c’est sa stabilité. Pas d’équilibre précaire, pas de gainage épuisant. Les deux partenaires sont ancrés au sol, ce qui laisse toute l’énergie disponible pour le plaisir plutôt que pour tenir la pose.

Régler la profondeur et l’angle selon votre morphologie

Votre envie dicte votre réglage

Quatre ajustements simples pour adapter la position à vos corps

Plus de profondeur Creuser les reins, écarter davantage les genoux
Plus de douceur Arrondir le bas du dos, resserrer les cuisses
Corriger une différence de taille Coussin ferme sous les hanches
Soulager les avant-bras Coussin sous le buste ou la tête

Le coussin est le meilleur allié du confort, il compense sans mal les écarts de morphologie.

Aucun couple n’a la même morphologie, et c’est là que le sphinx montre sa souplesse. Plusieurs réglages permettent d’adapter la position à vos corps et à vos envies du moment.

La courbure du dos de la femme est le premier levier. En creusant les reins, elle relève le bassin et ouvre l’angle. En arrondissant au contraire le bas du dos, elle referme l’accès et modifie complètement les sensations. Ce simple ajustement suffit à passer d’une pénétration profonde à quelque chose de plus superficiel et taquin.

Un couple qui hésitait sur cette position nous a raconté avoir cru la posture réservée aux gabarits très proches. En réalité, une différence de taille importante se compense sans mal. Il suffit d’ajouter un coussin ferme sous les hanches de la femme pour relever le bassin et rétablir l’alignement. L’accessoire le plus banal devient ici le meilleur allié du confort.

Voici les principaux réglages à garder en tête :

Votre envie Le réglage
Plus de profondeur Creuser les reins, écarter davantage les genoux
Plus de douceur Arrondir le bas du dos, resserrer les cuisses
Corriger une différence de taille Coussin ferme sous les hanches
Soulager les avant-bras Coussin sous le buste ou la tête

Prenez le temps d’essayer plusieurs configurations. Ce qui fonctionne pour un couple ne conviendra pas forcément à un autre, et c’est justement en tâtonnant à deux qu’on trouve son propre équilibre.

Trois variantes à tester

Une fois la base acquise, quelques micro-changements transforment complètement les sensations. La jambe tendue est la plus connue : la femme étend une jambe vers l’arrière au lieu de garder les deux repliées. Cela ouvre un angle différent et allonge la ligne du corps, une variante souvent citée comme très intime.

La version basse consiste à descendre presque à plat ventre, le buste posé sur un coussin épais. Le bassin reste relevé, mais le haut du corps se détend totalement. Idéale pour les rapports longs et langoureux, elle soulage complètement les avant-bras.

La version relevée, à l’inverse, remonte le buste de la femme sur les mains plutôt que sur les avant-bras. On se rapproche alors d’une levrette, avec un dos plus cambré qui ouvre l’angle et intensifie les sensations. Passer d’une version à l’autre pendant le rapport crée une belle progression, du plus tendre au plus dynamique.

Les erreurs qui gâchent le plaisir

Trois faux pas, trois correctifs

Ce qui transforme un beau moment en séance inconfortable, et comment l’éviter

Écraser sa partenaire de tout son poids

Garder appui sur les bras et les genoux

Négliger la préparation et la lubrification

Préliminaires suffisants et bon lubrifiant

Oublier de communiquer sur l’angle

Un mot, un geste, un ajustement

La règle qui résume tout : le contact rapproché ne veut pas dire compression, et la précipitation est l’ennemie du sphinx.

Le sphinx est facile, mais quelques faux pas reviennent souvent et peuvent transformer un beau moment en séance inconfortable. Les repérer à l’avance vous évitera bien des frustrations.

La première erreur, la plus fréquente, consiste à écraser sa partenaire de tout son poids. L’homme se couche sur le dos de la femme, oui, mais il doit garder appui sur ses bras et ses genoux. Sans cela, la respiration devient difficile et le plaisir s’évapore. Le contact peau à peau ne veut pas dire compression.

Deuxième piège : négliger la préparation. On l’a dit, l’angle du sphinx est plutôt plongeant, ce qui rend la lubrification d’autant plus importante. Un rapport sec crée des frictions désagréables, voire des micro-irritations. Un temps de préliminaires suffisants et un bon lubrifiant règlent le problème.

Ce cas revient régulièrement dans les questions qu’on reçoit : des partenaires qui foncent vers la pénétration sans avoir laissé le désir monter. Le corps n’est pas prêt, et la position, aussi douce soit-elle, devient inconfortable. La précipitation est l’ennemie du sphinx.

Troisième erreur, plus subtile : oublier de communiquer sur l’angle. La femme contrôle une grande partie de la profondeur, mais si elle ne dit rien quand la pénétration devient trop forte, personne ne peut deviner. Un mot, un geste, un ajustement, et tout redevient fluide.

Trois façons d’enrichir le sphinx

Trois leviers pour aller plus loin

Une base sur laquelle broder, du geste tendre à l’accessoire

Rythme et caresses

Les mains libres pour embrasser, caresser, murmurer.

Un stimulateur clitoridien

Pour combler ce que la pénétration seule ne sollicite pas.

La voie anale

Un contrôle progressif et rassurant pour l’explorer.

L’écart d’orgasme qui justifie le stimulateur, IFOP 2026

67%

des hommes atteignent l’orgasme à chaque rapport ou presque

40%

des femmes, un écart que l’accessoire aide à rééquilibrer

Une fois la position maîtrisée, rien ne vous empêche d’aller plus loin. Le sphinx est une base sur laquelle on peut broder énormément.

Jouer sur le rythme et les caresses

La grande force de cette posture, c’est la liberté des mains. Couché sur sa partenaire, l’homme a les bras à hauteur de son buste et de sa nuque. Il peut embrasser ses épaules, caresser sa poitrine, murmurer à son oreille. Alterner les phases lentes et langoureuses avec des passages plus intenses entretient une tension délicieuse.

Ajouter un stimulateur

La pénétration par l’arrière ne stimule pas directement le clitoris, ce qui limite parfois l’accès à l’orgasme féminin. L’IFOP le rappelle d’ailleurs sans détour : l’orgasme reste inégalement partagé, avec 67% des hommes qui l’atteignent à chaque rapport ou presque, contre 40% des femmes. Glisser un petit stimulateur clitoridien dans le sphinx comble précisément ce manque. La même enquête note que les accessoires en couple sont associés à une vie sexuelle plus intense, une piste concrète pour rééquilibrer le plaisir.

Explorer la voie anale

L’angle du sphinx se prête aussi à la sodomie, pour les couples qui souhaitent l’explorer. La posture couchée offre un contrôle progressif et rassurant, idéal pour une première approche. Avec un gode ceinture, elle devient accessible à un couple lesbien ou gay, et permet à un homme de découvrir la stimulation de son point P. La préparation et la lubrification restent ici absolument indispensables.

Lubrification et sécurité, les réflexes à garder

La règle de compatibilité, en un coup d’œil

SILICONE + LATEX

Oui

SILICONE + SEXTOY SILICONE

Non

Selon l’ANSM : seuls les lubrifiants à base d’eau ou de silicone vont avec les préservatifs en latex. Les corps gras les fragilisent.

1 M

d’infections sexuellement transmissibles contractées chaque jour dans le monde, la plupart sans symptôme, rappelle l’OMS. Le préservatif reste la meilleure barrière.

On l’a évoqué plusieurs fois, le lubrifiant n’est pas un détail dans le sphinx. Mais encore faut-il choisir le bon, surtout si vous utilisez un préservatif ou un sextoy.

La règle de compatibilité est simple à retenir. Selon l’ANSM, seuls les lubrifiants à base d’eau ou de silicone sont compatibles avec les préservatifs en latex. Les corps gras, comme la vaseline ou les huiles de massage, altèrent le latex et favorisent la rupture. Une information capitale, car un préservatif endommagé ne protège plus des IST ni d’une grossesse.

Attention à une exception importante : le lubrifiant silicone ne fait pas bon ménage avec les sextoys en silicone, qu’il finit par abîmer. Si vous intégrez un stimulateur en silicone, restez sur une formule à base d’eau. La règle tient en une phrase : silicone sur latex, oui ; silicone sur silicone, non.

Pensez aussi au confort dans la durée. Le sphinx invite à ralentir, donc à prolonger le rapport. Or les genoux et les avant-bras encaissent le poids du corps sur toute la séance. Une surface moelleuse fait toute la différence : un matelas plutôt qu’un sol dur, un plaid replié sous les genoux, un coussin sous le buste. Ce sont des détails qui, mis bout à bout, permettent de rester dans la position sans être coupé par une gêne physique.

Ce genre de mésaventure revient souvent : une douleur aux genoux au bout de quelques minutes, la position abandonnée trop vite, alors qu’un simple coussin aurait tout réglé. La leçon vaut pour beaucoup de postures au sol : le confort n’est pas un luxe, c’est la condition du plaisir.

Côté santé, une vigilance de fond s’impose dès qu’on explore la pénétration anale. L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que plus d’un million d’infections sexuellement transmissibles sont contractées chaque jour dans le monde, la plupart sans symptôme apparent. Le préservatif reste la meilleure barrière, et un dépistage régulier est recommandé en cas de partenaires multiples. En cas de douleur persistante ou de gêne inhabituelle, un professionnel de santé reste votre meilleur interlocuteur.

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Vos questions les plus fréquentes sur la position du sphinx

La position du sphinx convient-elle à tous les couples ?

Oui, dans la très grande majorité des cas. Le sphinx ne demande ni souplesse extrême ni condition physique particulière, puisque les deux partenaires restent ancrés au sol. C’est même l’une des variantes de levrette les plus accessibles. Une différence de morphologie importante se corrige facilement avec un coussin. Seule une gêne au niveau des genoux ou du dos peut demander quelques aménagements, comme une surface plus moelleuse.

En quoi diffère-t-elle vraiment de la levrette classique ?

La différence tient à la posture de l’homme. Dans la levrette classique, il reste redressé, ce qui crée de la distance. Dans le sphinx, il se couche sur le dos de sa partenaire. Ce simple changement transforme l’expérience : le contact peau à peau devient total, les baisers dans la nuque possibles, l’ambiance nettement plus tendre. On gagne en intimité ce qu’on perd en amplitude de mouvement.

Comment atteindre l’orgasme féminin dans cette position ?

La pénétration par l’arrière ne sollicite pas le clitoris directement, ce qui peut freiner l’orgasme. La solution la plus efficace consiste à ajouter une stimulation clitoridienne, à la main ou avec un petit sextoy glissé entre le corps et le lit. Vous pouvez aussi jouer sur la cambrure du dos pour varier les sensations. L’essentiel reste de ne pas se focaliser sur la seule pénétration.

Le sphinx est-il adapté à une première sodomie ?

Il s’y prête plutôt bien. La posture couchée offre un contrôle progressif et une sensation de sécurité rassurante pour une première fois. Cela dit, la position ne dispense pas des règles de base : préparation soignée, lubrification généreuse à base d’eau, communication constante et progression très lente. Si une douleur apparaît, on s’arrête. Le confort prime toujours sur l’objectif.

Faut-il forcément un lubrifiant pour cette position ?

Ce n’est pas obligatoire, mais fortement conseillé. L’angle plongeant du sphinx accentue les frictions, et un lubrifiant rend la pénétration bien plus confortable pour les deux partenaires. Il devient indispensable pour la voie anale, qui ne produit aucune lubrification naturelle. Pensez juste à vérifier sa compatibilité avec vos préservatifs ou vos accessoires avant de vous lancer.

Une position simple pour se retrouver vraiment

La tendresse plutôt que la performance

Le bon réflexe

Un coussin, un peu de lubrifiant, du temps pour les réglages.

Pour qui

Les couples qui aiment la pénétration par l’arrière et veulent plus de chaleur.

Une posture accessible et stable, qui remplace l’acrobatie par la proximité. Essayez-la sans pression, et laissez venir.

Le sphinx n’a rien d’une prouesse. C’est justement ce qui fait sa beauté. Une posture accessible, stable, qui remplace la performance par la tendresse et la distance par la proximité. Pour un couple qui aime la pénétration par l’arrière mais cherche plus de chaleur, elle coche toutes les cases.

Essayez-la sans pression, en prenant le temps des réglages et des caresses. Ajoutez un coussin, un peu de lubrifiant, éventuellement un stimulateur, et laissez venir. Si l’envie de renouveler encore votre complicité vous titille, notre guide pour raviver le désir dans le couple vous donnera d’autres pistes concrètes.

Sources

Note : selon la situation, certaines valeurs peuvent varier.

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